Séminaire 9 juin 2015

 Transmettre l’art, transmettre la liberté : « perspectives politiques »

Textes / Bibliographie


Il ne suffit sans doute pas de déplorer une situation ancienne ou d’applaudir à telle ou telle mesure ministérielle annoncée concernant les rapports des arts et de l’Ecole, ou les rapports des arts et des lieux publics. Encore n’est-il pas indécent de se demander à la fois ce que l’on vise par là et comment intéresser les citoyennes et les citoyens à des partis pris qui ont des répercussions sur leur espace public.

Ces partis pris, en effet, engagent les institutions vis-à-vis des démarches contemporaines. Ils incitent les artistes qui se réclameraient de la transmission (cf. le site de l’artiste Olafur Eliasson) ou ceux qui la réfutent (cf. l’artiste Latifa Echakhch et sa manière mélancolique de signifier que l’art ne peut pas vraiment transformer le monde, et qu’il peut au plus, et dans le meilleur des cas, contribuer à changer la perspective que l’on en a) à se mobiliser. Ils interrogent les publics et, plus généralement, obligent chacun à entrer dans la discussion sur nos conceptions de la culture et de la cité en régime démocratique.

En un mot, qu’on se réclame de la transmission (avec son cortège de drames supposés: orientation/désorientation, organisation/désorganisation) ou non (cf. Babara Kruger : You are here to be cultured… !), qu’on lui préfère ou non un principe de navigation ou d’essai, voire un principe de dérive, on voit bien que la question de la formation (élévation, processus, émancipation) des êtres humains et des cités doit continuer à être posée. Et plus particulièrement, la formation des artistes comme celle des enseignants ne comporte-t-elle pas des dimensions politiques? C’est ce que le séminaire tentera d’explorer.

C’est autour de ces problèmes, enveloppés par les organisateurs dans le titre : « Transmettre les arts, une perspective politique », que nous nous proposons d’articuler nos propres travaux et de les mettre à la disposition d’une discussion publique avec la participation de Christian RUBY et Joëlle ZASK.